Ok, on repart à zéro...

Publié le par Balpe

Eric Denis a raison dans son commentaire: "Je n'aime pas ce ton plaintif, je n'aime pas ces bouts de vie tristes, sans intérêt, sans vie; même si c'est celle d'un homme qui marche sur la terre". Marc Hodges m'ennuie aussi. Le plus dur c'est d'être fort et simple. Dès que l'on complexifie, qu'une situation est rendue complexe, elle se dédie au passé et s'enkyste. Qu'il écrive Lettre-Néant ne justifie rien. Je reprends la main, les personnages ne m'engagent pas: désormais il ne sera plus qu'un parmi d'autres. Basta. C'est pas facile à mon âge, mais le travail me sauve: on repart à zéro. Ou presque...

Donc, flash-back: Marc Hodges doit écrire un "feuilleton" pour Libération, au jour le jour, en tenant compte de ce qui est écrit dans le journal, avec quatre contraintes: n'écrire que des feuillets d'exactement 1500 signes (briéveté paradoxale pour une HyperFiction), prendre une avance de 10 jours sur la publication dans les pages "été", tenir compte des commentaires et faire circuler sa fiction dans différents blogs. Trop intello pensent certains lecteurs. Ils ont sans doute raison. Bien que je sois sceptique face à certaines propositions, comme à la télévision, dans le direct, c'est l'audimat qui a le dernier mot; définition démocratique de la création artistique. A suivre...

Marc Hodges a cinquante deux ans, bien portés. Il est encore assez beau mec. Sans plus. Cheveux encore noirs, quelques soupçons de blancheur aux tempes. Visage sec, sculpté de marcheur. Il surveille son corps. Aime beaucoup les femmes qui le sentent et le lui rendent bien. Il a toujours navigué entre plusieurs d'entre elles sans jamais vouloir s'amarrer. C'est un écrivain qui a beaucoup bourlingué sous les prétextes les plus divers. Son port d'attache est Fontainebleau (proximité facile de la capitale pour le travail, parc, forêt, calme, loyer abordable...) Pas tout à fait raté, pas vraiment connu. Il est dans cet entre-deux de l'écriture où grouillent tant de gens qui écrivent et, de temps en temps, publient. Il vit surtout de boulots annexes: traductions, adaptations, négritudes variées, pub (un peu).


Il raconte qu'un jour en traversant le parc du château, il a l'impression d'être suivi par une jeune femme. Sa vie bascule. En effet, il la rencontre à nouveau quelques jours après, apprend alors qu'elle est la fille d'une Nathalie qu'il a connue à Berlin en 1977 et qu'elle se prénomme Uwe. Les rencontres se multiplient sans qu'il parvienne à savoir si son attrait pour Uwe est réeellement amoureux.

Cette succession de poncifs transpire la complaisance. Fin du roman Harlequin. Un autre commentateur suggère qu'il couche avec elle et "qu'on en finisse". Si les choix de vie étaient aussi élémentaires: coucher, ne pas coucher, n'est pas la seule question !

Publié dans Lettre-Néant

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W. Aldorf 25/07/2005 16:17

Oké : c'est reparti. J'ai échangé mon vélo contre un Libé.
Et, chance ! j'y ai retrouvé Katrin. On rebondit donc vers la Suisse ?
C'est reparti, effectivement.

Berlol 25/07/2005 14:40

"Aime beaucoup les femmes qui le sentent et le lui rendent bien."
Avec une virgule après "femmes"... Sinon on va droit dans le porno, non ? (Et pourquoi pas, d'ailleurs...)