Réponse de l'éditeur Paul

Publié le par Balpe

La réponse se fit attendre. Marc était à la veille de quitter son refuge caussenard quand il reçut la réponse de l’éditeur, un nommé Paul :

«Monsieur,

Je vous remercie de m’avoir adressé votre «Mimoria». Excusez-moi je vous prie, de mes longs délais de lecture.

Il y a quelque chose de très étrange dans ce texte (outre son ton «Cortazarien», ce qui n’est pas pour me déplaire), c’est son caractère stable, certain, dont vous vous servez si bien pour instiller inquiétude ou tristesse, ou simplement l’idée d’autre chose, proche, insaisissable.

Mais pour des raisons de politique éditoriale, je ne vois pas que nous commencions, maintenant, une collaboration avec un recueil de nouvelles.

Je serai heureux de lire les textes que vous voudrez bien me communiquer.

Je vous prie de recevoir, Monsieur, l’assurance de mes sentiments les meilleurs,»

La réponse — quoique négative — était encourageante. Il décida de s’en souvenir mais, n’ayant qu’une confiance modérée dans les promesses des éditeurs conditionnés d’abord par leur commerce, il envoya sa nouvelle à un certain nombre d’autres puis quitta la Lozère pour la région parisienne.

Publié dans Marc Pérignon

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