États d'âme

Publié le par Balpe

Je me perds moi-même dans ce que j'écris. Pour qu'il en soit autrement il me faudrait une disponibilité d'esprit totale. Or il n'en est rien: non seulement je dois vivre et cette occupation, à elle seule, prend une grande partie de mon temps car vivre c'est manger, m'habiller, me loger, etc. donc trouver de l'argent pour cela et comme chacun sait la littérature ne nourrit pas son homme d'autant moins qu'elle n'est pas publiée… Passons, c'est mon choix de vie mais cela me contraint à beaucoup de travaux alimentaires.

Mais vivre n'est pas tout.

Avec ces travaux je me suis lancé dans une entreprise métastasique qui cherche à coloniser un tel espace de texte et de réseau qu'il m'est aujourd'hui impossible de savoir où en sont les événements et surtout le récit des événements que je vous rapporte. Ne soyez donc pas étonnés de ne pas le savoir non plus. Le texte s'auto-nourrit, se féconde, se propage en grande partie à mon corps défendant et je ne sais plus ce qu'il en advient. Marc Hodges m'échappe et je dois maintenant avouer que tout dire d'une vie, quels que soient les instruments dont on dispose est une impossibilité absolue: la vie est toujours plus riche que les souvenirs que l'on en conserve et que les récits que l'on en fait… Curieusement, c'est une des réflexions qui nourrit le récit de Marc Hodges lui-même intitulé "El Che" dans Le sens de la vie.

J'essaierai d'y revenir.

Publié dans Marc Pérignon

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agneau 14/12/2007 11:33

Oui, on ne peut que s'y perdre