Un travail d'enquête

Publié le par Balpe

Certains d’entre vous se demandent comment je peux si bien connaître le passé de Marc Hodges. Passe encore, disent-ils que je sois bien renseigné sur la période durant laquelle nous avons été des amis proches, mais son passé ? Notamment cette période de sa vie clandestine ? De là à croire que j’imagine cette vie au moins autant que j’en témoigne, il y a un petit pas que d’aucuns n’hésitent pas à faire. Il faut donc que je m’explique là-dessus.

J’ai dit à plusieurs reprises que Marc m’ayant souvent prêté la petite maison qu’il louait à Avon je n’avais pas hésité — d’abord par désœuvrement et parce qu’il les laissait traîner, ensuite par curiosité, enfin par désir de mieux le connaître — à feuilleter ses albums de photos. Ce fut le début. Je dois dire que ses albums m’ont rapidement intrigués et que j’ai eu envie de comprendre ce qui ne me paraissait pas évident (j’y ai fait plusieurs fois allusion dans les commentaires aux photos que j’ai mis en ligne). Cette recherche, d’abord anodine, m’a vite donné envie d’en savoir plus et je n’ai plus manqué aucune occasion de lui arracher des confidences dans ses moments d’abandon, de fouiller dans ses papiers lorsqu’il n’était pas là, d’essayer de comprendre pourquoi il conservait des articles de presse, d’interroger des connaissances qu’il me présentait… Bref, ce qui n’était que curiosité est vite devenu la passion d’une vraie enquête.

Ce que je dis ici est donc le fruit d’un travail patient, méticuleux, de recherche et si parfois je me laisse aller à broder un peu sur ce que je sais, ce n’est que rendre plus accessible des révélations qui, sans cela, auraient la sécheresse de comptes-rendus historiques ou — pire — journalistiques.

Publié dans Appartés

Commenter cet article