A quoi bon tout ça ?

Publié le par Balpe

Vous avez lu cent fois des avertissements au lecteur déclarant que "toute coïncidence entre la réalité et les faits ou événements relatés ici ne pourraient être que pure coïncidence". De tels avertissements sont censés exonérer l'auteur de toute responsabilité vis à vis du monde. Mais dans ce cas, à quoi sert la littérature ? Il n'y a pas d'imagination pure. Ce qui est dit ici, les personnages qui sont décrits sont tous, d'une façon ou d'une autre, reliés au monde réel. S'ils n'ont pas vécu exactement comme cela est dit dans ces notes, les anecdotes, les incidents, les faits rapportés ici proviennent tous d'une expérience du monde et, pour la plupart, de faits, d'incidents, d'anecdotes réelles.

Vous naviguez ici dans la réalité de l'HyperFiction La disparition du Général Proust. Marc Hodges existe, Jean-Pierre Balpe, Ganaçay, Palancy, Nathalie, Natacha existent, les villes de Sète, Paris, Montpellier, New-York existent aussi. Liens et moteurs de recherche qui fouillent dans l'intelligence collective sont là pour en attester. C'est ainsi, nous n'y pouvons rien. La matière que sculpte l'auteur est celle du monde tel qu'il est même si, de cette matière, il obtient une forme irréelle ou fautive. Vouloir faire la part du réel et de la fiction relève de la schizophrénie.

Cependant l'auteur refuse toute responsabilité car il juge ses lecteurs — quelle en est d'ailleurs la réalité derrière les chiffres qu'affichent les statistiques quand les robots de recherche sont eux-mêmes comptés comme des lecteurs ?— assez grands pour faire, à tous moments, la part des choses. C'est pour cette raison que l'ensemble leur est dédié.

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