Marx à Béziers

Publié le par Balpe

Sourire-soleil : «Faut moi aller à Béziers, Impasse des Arts… Toi connaître, Marx ?» Demande un matin Nathalie à Marc (son imprégnation idéologique lui interdit de l’appeler autrement). «Non… Pourquoi ?» «Voir quelqu’un, porter quelque chose!» Elle ajoute, vite : «Ne pas savoir qui. Moi devoir donner lui quelque chose.» «Tu veux que j’y aille ?» «Non mais… Ça risquer être dangereux, toi vouloir avec moi venir ? Coup de fil de Didier, expliquer lui pas pouvoir venir, avoir peur.» Les héros sont taiseux, leur violence sèche, c'est en partie une intuition personnelle, mais Ludovic reste sceptique, vigilant, c'est mauvais pour le système nerveux… Faut bien choisir, Marc fera ce qui doit être fait. Les réponses, il les aura à l'usage.

Béziers. Quatorze heures. La météo n’importe pas dans cet épisode. Impasse des Arts, on croyait que tout était clair… Une rue, une femme, un homme qui la dépasse sans la regarder, qui écoute tout, surveille tout, un homme qui contrôle. Beaucoup de danger d'espionnage et de tactique de guérilla là-dedans… En bas de l’immeuble, une bande de jeunes, qui semblent chahuter. Incontestablement certains ont choisi de franchir la ligne jaune. Repositionnement structurel sur le terrain des luttes, le cauchemar est parfois la réalité. Il n’est jamais nécessaire de choisir entre faits et fiction, la séparation entre fiction et factuel est une polarité artificielle : ces deux aspects sont reliés et inséparables. Nathalie est incapable de contrôler la situation. Elle n'a d'ailleurs jamais été en mesure de le faire. La meilleure façon de procéder est de faire un compte à rebours.

Publié dans Nathalie

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