Écrire un best-seller

Publié le par Balpe




Mac Bain dit, je cite, que pour figurer sur la liste des best-sellers, il faut: créer une intrigue qui place une personne ordinaire dans une situation extraordinaire ; créer une intrigue qui expose un fantasme universel ; créer une intrigue qui passera avec succès le test « cool » (j’avoue ignorer en quoi il consiste, je poserai la question à Brainboost et 20Q…) ; votre étude doit comprendre des enjeux élevés ; vous devez introduire un compte à rebours ; surtout pas d'ambiguïté ; éviter les sujets d'actualité. Lorsque je suis ses règles, je n’obtiens pas de « best-seller », pas plus d’ailleurs que lorsque je ne les suis pas. Je crains que d’autres facteurs n’entrent en jeu comme la pression atmosphérique, le vote luxembourgeois sur le traité européen, les morts dans une explosion russe suspecte, l’aide financière demandée à Washington par Israël, l’âge et les amours de mon éditeur pour qui les bisexuels sont des homos qui s’ignorent. En fait, on nous rebat les oreilles avec la globalisation, mais c'est faux, on n'est pas informé de tout ce qui se passe partout et jamais personne ne tient au courant les écrivains de ce qu’est, un jour donné, un moment donné, dans un lieu donné «un enjeu élevé » ou « un fantasme universel »… à moins bien entendu de considérer qu’ils sont aussi éternels. Il suffirait alors de puiser dans le répertoire des contes. Mais ça déjà été fait si souvent !

Pour l’instant, mon fantasme c’est Uwe que je transforme en Nathalie dans Lettre-Néant. Piètre déguisement sauf que mes lecteurs de Libération ne sont pas censés le savoir. Mais l’attirance est elle un « fantasme universel » ? Oui si on en juge le répertoire littéraire, mais sinon ?


Publié dans Appartés

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Seb 21/07/2005 08:39

Pour réagir au message principal: je viens de lire Anges et Demons de Dan Simmons. Un type ordinaire dans une situation extraordinaire. Un fantasme universel ==> voir le Vatican exploser (je sais, ça se discute). Un compte à rebours...

Je partais avec un a priori, mais sous un cocotier à Bora Bora, loin des préoccupations habituelles je dois avouer que ça m'a bien tenu en haleine...

denis 20/07/2005 20:38

oserais-je le commentaire du commentaire ? oui j'ose (cela fait partie du jeu non ?) : mon pauvre sivon quand on tente de donner des leçons à quelqu'un encore faut-il les avoir apprises. Bon d'accord tu me diras ceci est également une leçon. Nous mordons-nous la queue ? Bref, ton texte est aussi peu bandant que celui de notre cher ami masturbatoire, ennemi des décérébrés chroniques, grand sous-chef du camp des intellos (j'en ai un peu marre qu'il n'y ait pour certaines personnes - dont apparemment ce Balpe - que deux extrêmes, deux mondes qui se vouent une haine ou une indifférence absolue). Je n'aime pas ce ton plaintif, je n'aime pas ces bouts de vie tristes, sans intéret, sans vie même si c'est celle d'un homme qui marche sur la terre. Reste donc chez ton psy ! Personnellement j'en ai rien à foutre de tes non-histoires. Ah merde, je me laisse emporter, désolé mec mais je m'attendais à autre chose de la part de mon cher Libé, la déception engendre parfois l'excès. Bon, je vais tout de même te suivre, pas à pas, cher Jean-Pierre, juste derrière toi, prêt à te pousser ou à te tendre la main et pardonne l'ingratitude d'un ingrat (puisque je t'ai lu, cela veux dire que tu as écris et ça c'est déjà quelque chose, ouf je m'en bien non ?). Et dernière chose : baise donc Uwe qu'on en finisse !

Sivon 15/07/2005 14:27

La mendiante montre son cul. Bière. Bière. Canettes. Elle éructe. Flots de passants. Indifférents. Voitures, fumées, odeurs. Odeur âcre, graisseuse de la mendiante qui montre son cul. S'en fout. Est d'un autre monde. Se représenter la chose. Ne pas se la représenter. L'écrire…

Cher Monsieur, voilà ce qui s'appelle écrire, pas votre phrase sucrée, molle, tiédasse qui se masturbe sans fin.

Patt 15/07/2005 14:23

Je viens de lire votre recette que j'applique depuis longtemps et… régulièrement je reçois des refus d'éditeurs. Polies, disant en gros que je ne sais pas écrire. Si j'en juge par les capacités scripturales de ces messieurs-dames, par leur âge, leurs tirages, je suis assez sceptique. Mais bon… puisqu'ils le disent. Mais bon, je veux bien essayer à nouveau.