Silences.

Publié le par Balpe



La pluie légère a remplacé le grand soleil d’hier. Les jours se suivent, ne se ressemblent pas, se ressemblent, Londres hier. Londres sous les bombes titre Libé. Les jeux de mots sont redoutables : «Londres de choc» hier, ils n’ont pas osé aujourd’hui «Le choc de Londres». Et dans ce noir, par les téléphones portables, nous sommes envahis d’images ; le sites reçoivent des textes «en direct». Comment faire de l’humour ou de la fiction avec de tels événements : il y faudra de la distance, du temps. Pendant que les riches jouent, d’autres massacrent. Ils échoueront car la vie, malgré tout, qui a besoin de toute la force de l’imaginaire pour dépasser les duretés du réel, continue. Il faut qu’elle continue.

Mais cela rappelle déjà tant de moments identiques, tant d’attentats, de massacres, de génocides, de guerres, préventives ou non. « Le kaléidoscope est secoué, toutes les pièces sont » sans cesse «en mouvement», comme dit Blair, mais la configuration d’ensemble demeure. Quelle malédiction poursuit l’espèce humaine ? Pourtant j’essaie de travailler. D’imaginer des suites à Lettre-Néant. Le cœur n’y est pas.

Silence.


Publié dans Appartés

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