Mes femmes

Publié le par Balpe

Cette fille m’obsède. Absolument. Depuis hier j’ai commencé à travailler pour Libération pourtant je n’arrive pas à la sortir de mon esprit. J’ai appelé Véronique, l’ai invitée au restaurant et, comme nous étions en forme, nous avons fini au lit. Ça n’a rien changé, je ne pense qu’à la fille de Nathalie. Il est vrai que je ne ressens pas pour elle une attraction de l’ordre du physique, elle n’est pas vraiment mon type, trop grande, trop fine, trop jeune, trop élégante… Je préfère les femmes qui ont un peu vécu, savent faire la part des choses. A un certain âge, on devient triste parce qu'on a connu tellement de choses merveilleuses. Véronique de temps en temps ou Catherine, qui n’attendent rien d’autre de moi que de passer un bon moment ensemble, me conviennent parfaitement qui ne se sentent pas mises en cause lorsque je m’offre une nuit avec une — ou plusieurs — autre femme. Nous avons même connu des moments de partage. Elles ont leur vie, j’ai la mienne, même si elles se rejoignent parfois.

Dans le numéro 7509 de Libé, j’ai relevé trois phrases qui vont me servir pour Lettre-Néant : «frénésie autour des millions», «l’agence américaine avait informé un certain nombre de personnes» et «une procédure judiciaire est engagée et a vocation à aller jusqu’au bout». Trois bons débuts pour une intrigue. Je sens que c’est parti. Peut-être que finalement écrire ne sera pas trop difficile même si la contrainte des 1500 caractères relève du défi pour quelqu’un aussi prolixe que moi. 


Publié dans Uwe

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