Une hyperFiction

Publié le par Balpe


Donc c’est entendu, du 18 juillet au 27 août inclus, je vais publier mon HyperFiction dans le journal Libération. Nous avons décidé comment nous allions travailler puisqu’il s’agira d’intégrer dans un récit à la fois des éléments empruntés aux pages du journal (faits, citations, événements, annonces, recherches dans les archives, etc.) et les commentaires que certains des lecteurs déposeront sur un blog créé par le journal mais dont je n’ai pas encore le titre.

De plus, je me suis imposé de mettre cette HyperFiction en lien avec ce blog que vous êtes en train de lire qui lui-même déroulera ses fictions vraies et mettra ses hypothétiques lecteurs en lien avec d’autres espaces Internet : d’autres blogs, d’autres sites, etc. le tout formant comme une fiction de fictions.

Il y a dans la vie tant de choses que nous ne comprenons pas et quand nous y sommes confrontés, tout ce que nous pouvons faire, c’est de nous contenter de les mettre en évidence mais surtout de ne pas y toucher. Écrire ne consiste pas à fournir des explications mais plus singulièrement de mettre les choses en rapport, rendre leur présence simultanée évidente. Un jeu à multiples inconnues et plusieurs degrés de vérités.

L’annonce dont j’ai parlé il y a quatre jours concernant les «lettres perdues» m’a donné la trame de la fiction centrale : elle aura pour titre «Lettre-Néant». Du moins pendant un certain temps car, décidé à laisser les lecteurs jouer leur partie, je ne pourrai maîtriser totalement son évolution…


Publié dans Lettre-Néant

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Jean-Pierre Balpe 27/06/2005 21:30

Parce qu'un récit n'a pas à être linéaire, les commentaires font partie intégrante de la fiction Romans, elle-même, d'une certaine façon, commentaire de Lettre-Néant, elle-même commentaire d'une lecture subjective de l'actualité. Tout est lié à tout dans une vie qui ne repose jamais sur de simples relations de cause à effet.