Réactions de Marc Hodges

Publié le par Balpe

Cet épisode de la disparition de Marc — certainement parce que, ayant profité de son absence pour récupérer Gilberte il m’a marqué profondément — m’a longtemps obsédé et j’ai toujours essayé d’en savoir davantage. Peut-être aussi parce que lorsque Gilberte m’abandonna à son tour quelques mois plus tard pour un champion olympique de free-style (je dois dire que cela lui allait assez bien) j’avais envie de comprendre un certain nombre de choses comme si les aventures des uns pouvaient servir de modèles ou de leçons pour les aventures des autres. Je dois avouer que j’ai échoué. Pourtant j’ai même osé contacter un ami qui travailla un temps la DGSE pour essayer d’en savoir davantage : déontologie professionnelle ou ignorance, il se dit incapable de m’apprendre quoi que ce soit. Laissons donc tomber cet épisode… D’autant que ma mémoire sur ce point n’est pas d’une sûreté absolue et que j’hésite à savoir si c’est bien un mois qu’il est parti ou seulement quinze jours… Souvent nous inventons nos souvenirs — sans mentir, inconsciemment…— pour les faire correspondre à ce qu’est notre vie du moment !

Donc Marc ne se laissa pas abattre : il se plongea dans l’écriture. Écrire est une activité solitaire, l’écrivain n’a pas besoin du monde puisqu’il le porte dans sa tête. Aussi, il devient fou, ermite ou onaniste… Marc adopta un peu des deux dernières solutions. Pendant un temps il décida de se passer de femmes. Lui qui en avait tant connu dans sa vie, décida qu’elles n’étaient décidément que des sources de souffrance. L’écriture devint sa maîtresse. Il se lança dans un grand roman que, par orgueil ou par prétention il intitula simplement Un roman de Marc Hodges. Celui-ci à peine fini, il en entama un autre que, pour une raison que j’ignore, il intitula Ganançay, puis dans des recueils de nouvelles et de poèmes… Il devenait une machine à écrire quand se produisit un événement qui  rapporter.

Publié dans Marc Hodges

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