Le voyage de Marc Hodges

Publié le par Balpe

Voilà pourquoi Marc Hodges disparut pendant un mois… Ne me demandez pas ce qu’on lui a demandé de faire, je ne le sais pas. Trafic d’armes, transport de fonds, aide logistique, contacts entre groupes, aide à des camarades recherchés… il y a tant de possibles ! Il ne m’a rien dit de tout ça, personne ne m’a rien dit de tout ça et seule une enquête de police pourrait éclaircir cet aspect des choses ; mais je ne sais rien et ne vais pas faire semblant de savoir. Tout ce que je sais, c’est par l’intermédiaire de ses papiers dont j’ai hérité de façon étrange (il faudra que je raconte cela aussi…), notamment par les enregistrements des photos numériques qu’il avait déposées sur divers cédéroms, enregistrements que je publie dans Le premier album photos de Marc Hodges et Le deuxième album photo de Marc Hodges. Comme vous le savez certainement, chaque photo numérique porte en elle des informations très intéressantes pour qui sait les exploiter : la marque et le type de l’appareil photo, le temps de prise, l’exposition, l’ouverture, etc… — tous renseignements qui constituent autant d’indices dans une recherche de preuves — mais également la date et l’heure du cliché. Il n’a pas été difficile de trouver ainsi celles prises durant son mois d’absence. Si on les classe dans l’ordre, elles tracent un curieux itinéraire : Sion (Suisse), Venise, Milan, Turin, Nice, Malte, Chypre, Athènes, Beyrouth, Istamboul, Barcelone, Lisbonne, Dublin, Berlin… tout cela en à peu près trente jours ! Marc Hodges ne faisait manifestement pas du tourisme. Il est même permis de se demander comment il a pu être un jour à Malte, le lendemain à Chypre, le surlendemain à Athènes et le jour suivant à Beyrouth ? Seul un avion particulier a pu lui permettre de tels déplacements. J’ai consulté les horaires des compagnies régulières : il n’y a pas d’autres solutions… Vous pouvez conclure par vous-mêmes.

Quant aux photos, à vous de juger… Pourquoi a-t-il pris le temps de faire ces photos, et pourquoi celles-là qui, la plupart du temps, sont anodines. J’essaierai plus tard d’apporter quelques explications mais je n’ai pas encore le droit de perdre le fil de mon récit.


Vue nocturne d'une rue

Publié dans Marc Hodges

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