Du temps…

Publié le par Balpe

Du temps a passé : j’ai été trop pris par de petites tâches quotidiennes et Marc Hodges, même si j’ai profondément besoin de parler de lui, de nos relations — peut-être de leurs ambiguïtés…— ne me permet pas de vivre. Il faut aussi que je produise de l’alimentaire pour alimenter la machine. Tout n’est pas gratuit comme dans l’économie Internet. Enfin, presque…

J’arrête ces banalités… En fait je ne sais plus par où continuer tant j’ai de choses à vous dire… Toute lutte contre le temps est désespérée et tout homme qui, ne serait-ce qu'un tant soit peu, n'a pas compris le temps, et qui, ne l'ayant pas compris, l'a au moins un peu compris, doit cesser de comprendre aussi tout ce qui existe. C’est ainsi, le temps conditionne tout, revenir en arrière… Il y a là comme un paradoxe car le temps, sans hésitation, suit sa flèche et rien ne se revit deux fois. Tout retour en arrière est une construction mentale.

Suite à l’épisode Gilberte, mes relations avec Marc Hodges étaient détériorées. Je peux même, sans exagérer, affirmer qu’elles étaient devenus nulles. Aussi, comment pouvais-je réagir durant cette rencontre que j’ai évoquée les 3 et 10 janvier dernier ? J’aurais dû partir, mais mon hotesse n’aurait pas compris ; trouver une réplique brillante, mais je ne les trouve toujours que bien avant d’en avoir besoin ou bien plus tard… Bêtement je lui tendis la main. Il ne la prit pas, se retourna, fit semblant de reconnaître quelqu’un dans les invités arrivant : « Je ne crois pas que vous connaissiez Albertine, dit-il à notre hôtesse, la commissaire Albertine Mollet… permettez-moi de vous la présenter… » Et l’entraînant, il me planta là, stupide et inutilement courroucé.

Publié dans Marc Hodges

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