Mort de l'auteur

Publié le par Balpe

Où allons-nous ensemble (du moins si certains me suivent encore) ? Tout cela ne pourra se terminer que par la mort de l’auteur — ou son silence, ce qui revient au même — car il n’y a aucune raison ni qu’il y ait une fin quelconque ni que les récits s’enchaînent aux récits. Il y a tant à dire ? Et vivre n’est-ce pas dire ? Vous avez déjà compris que j’étais enfermé dans un dilemme terrible. D’une part la tentation de « tout » dire mais qu’est-ce alors que ce tout qui ne cesse de se générer au fur et à mesure que le temps passe m’obligeant à lui courir après ? D’autre part la limitation matérielle et de l’espace sur lequel doit s’inscrire ce texte et de mon temps et du vôtre. Nous savons tous qu’écrire c’est choisir mais, une fois que cela est dit, le problème reste néanmoins entier : parmi tous les choix possibles, lequel faire, quel est le bon ; de plus quel est celui qu’une foule de lecteurs anonymes trouvera être le bon ?

Tentation du récit policier !… car dans ce cas, le choix est simple : chaque mot est à la fois tendu vers la solution d’une énigme (un faux problème souvent mais qu’il s’agit seulement de présenter comme un vrai) et le retardement de cette solution. Chaque fois en dire un peu sans en dire trop, faire durer le désir du lecteur jusqu’à la jouissance finale. Vous l’avez compris, le roman policier est érotique dans sa structure.

Mais je m’égare encore… A l’avenir j’essaierai de l’éviter. Peut-être que le choix de contraintes formelles — prothèses dissimulant partiellement les malformations de l’écrit— pourrait-être une solution. C’est en tous cas celle que Marc Pérignon (alias Marc Hodges) adopte souvent dans ses écrits.

 

Publié dans Appartés

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Ananos Catherine 17/12/2005 15:59

Je comence toutes mes journées par la lecture de ce foutu blog. Alors, je suis vachement déçue quand il n'y a rien de nouvau. POURQUOI T'ÉCRIS PAS TOUT LES JOURS?