Rien d’inattendu là-dedans

Publié le par Balpe

Arrivés devant l’INSEAD, Marc et Gilberte avaient échangés leurs numéros respectifs de portable en se jurant de se rappeler. Marc n’a pas traîné. Il avait fait à peine cent mètres qu’il appelait déjà Gilberte : « il y a longtemps que je ne vous ai pas vue, que diriez-vous de me rejoindre dans quelques minutes… » Gilberte aurait pu être irritée par cette insistance. Au contraire, elle la fit rire. Pourtant elle n’accepta pas la proposition : « Maintenant je ne peux pas, ce soir si vous voulez… » « Mangeons ensemble » « D’accord, où ? » Il lui rappela la rue des sablons par laquelle ils étaient passé et le restaurant qui se trouvait à l’angle avec la rue de France : « Au bouchon de Bleau ». Elle acquiesça : « D’accord… 20 heures » « Je mourrai d’impatience mais il faudra bien que j’attende. J’y serai dès dix neuf heures trentes » Elle rit encore et raccrocha.

La suite est assez évidente pour que je ne la raconte pas. Après le restaurant, ils sont allés dans une boîte de la région jusque tard dans la nuit. Au matin ils dormaient ensemble dans la suite que le père de Gilberte avait réservé pour la durée de son stage à l’hôtel de l’Aigle Noir. Ils ne se sont réveillés que vers midi. Tout s’était passé si vite qu’ils étaient un peu surpris d’être ensemble dans le même lit mais… la surprise n’était désagréable ni pour l’un ni pour l’autre. Gilberte fit monter un petit déjeuner copieux puis ils firent à nouveau l’amour et prirent un bain commun.

Ce n’est qu’après qu’il y eut un moment d’hésitation : ils ne savaient pas trop que faire.

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