Romans


Romans fait partie d'une HyperFiction intitulée La disparition du Général Proust. Cette fiction, à l'origine liée à celle que le journal Libération a publiée dans ses pages du 18/07 au 28/08 2005, comprend l'ensemble des blogs dont les liens sont donnés dans celui-ci.


Dimanche 5 octobre 2008
Cet article contient un certain nombre d'assertions du même genre comme:

- la littérature n'est ni une hostie ni un pacemaker

qui ne veulent pas dire grand chose et que je vous épargne, les quelques précédents suffisant à se faire une idée du style et, surtout, du ton. Ensuite, il passe à des thèmes plus étroits comme le roman:

- un roman n'est pas un récit
- un roman n'est pas un fragment de vie
- un roman est un texte et comme tel il est fait de mots et de signes
- un roman n'a pas à avoir un début et une fin
- un roman peut (doit) s'étaler dans l'espace
- un roman se suffit à lui-même
- le monde dont parle le roman est le monde du roman
- aucun roman n'est fait pour être lu de A à Z (encore moins pour être relu)
- les personnages de roman ne sont que des personnages de roman
- tout fragment d'un roman, aussi petit soit-il, contient tout entier le roman dont il est extrait

Tout est ainsi très péremptoire et j'avoue ne pas avoir très envie de passer du temps à tout recopier mais je pense que ces quelques extraits vous permettront de comprendre sa position vis à vis de l'écriture et, davantage encore peut-être, à pénétrer (ou non suivant vos désirs) dans son écriture telle qu'elle se manifeste par exemple dans Le sens de la vie.
Par Balpe - Publié dans : Marc Hodges
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Vendredi 26 septembre 2008
Un de mes lecteurs me dit avoir retrouvé dans une vieille revue des années 80, le texte ci-dessous de Marc Hodges qui répondait à un questionnaire. La question posée était une de ces questions rituelles qu’exploitent périodiquement les revues en manque d’imagination. La voici : « Pouvez-vous définir ce qu’est pour vous la littérature ? ». Ce lecteur a même poussé l’obligeance jusqu’à numériser le texte, aussi je ne résiste pas au plaisir de vous en faire profiter d’autant qu’on retrouve bien là l’esprit militant, révolté, « révolutionnaire » même de sa jeunesse.

«littérale rature, par Marc Hodges

— la littérature se définit par ce que j’écris. Ce que j’écris est de la littérature. Du moins est-ce ainsi que je le conçois sinon je n’en écrirais pas.
— la littérature ne peut être définie ni par les institutions qui s’en occupent (édition, prix, académies, enseignement…) ni par le peuple des lecteurs car dans ce cas elle n’est plus qu’un produit marketing. Sa meilleure définition serait donc : « le territoire de la littérature est déterminé par les volumes de vente des produits qui s’en réclament ».
— la littérature est un texte aristocratique et non ploutocratique.
— Si la littérature est ce que j’écris, tout ce que j’écris, quelle qu’en soit la forme est de la littérature.
— La littérature n’a aucune visée pragmatique : elle ne sert à rien, ne vaut rien, n’a — en soi — aucun intérêt.
— La littérature est conditionnée par son vide, elle est du texte en creux ou, plus exactement encore, le creux de tout texte.
— C’est ce creux seul qui fait son intérêt parce qu’il n’est en rien récupérable. Dès qu’il y a une possibilité quelconque de récupération, il y a sortie du champ littéraire.
— La littérature n’est que parce que quelqu’un (le nombre importe peu) parle d’elle.
— Ce texte est donc de la littérature.
— Poésie, théâtre, roman, essais… ne sont que des étiquettes posées sur les textes dans des tentatives de récupération systématique.
— La littérature n’ayant pas de finalité, il n’y a aucune raison qu’un texte littéraire est une fin ou une visée. Ainsi vouloir affirmer qu’un roman a un début et une fin n’est qu’une des contraintes pragmatiques imposées par le medium livre et ses nécessités de commercialisation.
— Tout texte peut venir de nulle part et aller n’importe où. »

Je donnerai la suite plus tard… Mais ce fragment suffit dèjà à éclairer en partie la démarche de son hyperfiction Le sens de la vie autrement incompréhensible.
Par Balpe - Publié dans : Marc Hodges
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Mardi 5 février 2008
Marc Hodges (je crois l'avoir déjà signalé) a l'habitude d'écrire sur ses livres, je me souviens même de l'avoir vu faire une fois où nous étions en voyage ensemble. Comme il lit beaucoup, il utilise les livres (n'importe lesquels) qu'il a avec lui comme papier et griffone non seulement sur les pages de garde mais également sur tout emplacement du livre qui lui laisse un peu de place pour écrire. La  note qui suit était sur la première page (page de garde) d'uné dition de poche du Temps retrouvé de Marcel Proust. Je la recopie intégralement en essayant de ne pas faire trop d'erreurs car son écriture n'est pas toujours très lisible:

"La littérature ne doit pas faciliter la tâche de ses lecteurs,  le roman donner toutes les réponses, proposer des textes qui se laissent lire sans résistance mais au contraire heurtern intriguer, se refuser à la pénétration facile. Elle doit obliger à penser, chercher, se demander ce qui résiste, pourquoi ça résiste et comment… Pour cela la littérature, au cours des siècles, a su créer de nombreuses techniques, les utiliser, les mettre en avant depuis la versification jusqu'à l'hermétisme. L'invention et l'usage de chacune n'ayant d'autre but que d'obliger le lecteur à casser ses habitudes de lecture, ses mécanismes de sémantisation. Sinon la littérature ne sert à rien.

Le roman, par exemple, a, au cours des quelques siècles de son histoire, changé de nature technique en fonction de cela.

Le roman policier n'est qu'un abatardissement de cette fonction qui exporte l'intrigue hors du texte lui-même. mais il est possible de le prendre à son propre piège, c'est-à-dire utiliser la forme du roman policier pour, en ne respectant pas les règles du genre, déplacer l'intrigue, obliger le lecteur à se poser un certain nombre de questions: où ce texte va-t-il, pourquoi, comment, à quoi sert telle ou telle page, telle ou telle phrase, etc."
Par Balpe - Publié dans : Appartés
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Vendredi 1 février 2008
Mes lecteurs savent assez mes conflits avec Marc Hodges; j'en ai assez parlé, il en a fait de même. Cette animosité réciproque ne m'interdit cependant pas d'essayer d'être objectif et je dois reconnaître une certaine ampleur à son travail même si je ne comprends pas toujours où il veut en venir (s'il veut en venir quelque part). Son ensemble de fictions Le sens de la vie par exemple, m'a longtemps paru impénétrable: des récits qui s'entrecroisent certes mais sans que je parvienne à saisir l'intérêt de ces entrecroisements, des récits aboutis, d'autres inachevés, des textes qui ressemblent davantage à des notes de travail qu'à de véritables textes littéraires, des mélanges de fiction et de confessions, d'emprunts à de nombreux auteurs (la plupart du temps sans référence), etc. Bref quelque chose comme ce qu'il appelle lui-même une écriture chaotique.

Je n'ai commencé à comprendre un peu que lorsque je suis entré dans Les carnets d'Oriane, cet ensemble de textes qu'il prétend recopier sur des carnets trouvés dans une brocante. Je connais Oriane, contrairement à ce qu'il affirme, je pense qu'il la connaît aussi. J'ai pu alors m'apercevoir qu'il y a entre ces notes de carnets et les fragments du Sens de la vie un ensemble de relations non négligeables: des textes qui se retrouvent de l'un dans l'autre, des personnages qui apparaissent et disparaissent, des références communes comme si l'un ne pouvait tisser son texte sans l'autre. Il en est de même avec La disparition du Général Proust et même avec des publications qui semblent n'avoir rien à voir avec des textes comme ses albums de photos Photos de Lucienne ElstirPhotos de Marc Hodges, Photos de Saint-Loup, ou Photos de Marc Hodges. Se dessine alors une construction complexe où la fiction est autant une fiction de texte qu'une fiction de récit. Certains textes se retrouvent de l'un dans l'autre, avec ou sans modifications, se renvoient de l'un à l'autre, se confortent, se contredisent, se complètent, se détruisent comme si ce qu'il voulait mettre en scène c'est la fabrique active du texte plus que le texte lui-même. Une tendance à l'œuvre infinie. Un fantasme bien sûr mais un fantasme qui cherche sa réalisation. Un acte manqué peut-être mais un acte.

J'ai ainsi découvert un autre espace de publication qui, a priori, semnle n'avoir rien à voir avec ce qui précède: Trajectoires. Et pourtant. Un lecteur attentif — ou simplement curieux — ne tardera par à s'apercevoir que certains des textes de Trajectoires viennent du Sens de la vie et réciproquement. J'ai même l'impression que les uns sont comme les brouillons des autres, comme si une machine fournissait à Marc Hodges des ébauches de textes qu'il utilisait (ou non, mais ça ne nous pouvons pas le vérifier) comme matériau de base. A cet éclairage le Général Proust prend davantage de relief: il semble utiliser à la fois des matériaux de Marcel Proust explicitement référencas, d'autres non dits et des éléments de textes venus d'ailleurs que l'on trouve parfois dans d'autres récits ou fragments de récits. C'est assez étonnant même si je ne parviens pas à tout lire (mais est-ce fait pour ça ?).
Par Balpe - Publié dans : Marc Hodges
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Mardi 8 janvier 2008
Autres citations de Marc Hodges, me semble-t-il assez éclairantes pour comprendre son écriture, notées sur la page de garde d'un des ouvrages de sa bibliothèque (Marc Hodges a cette habitude d'écrire sur tous ses livres que ses notes soient, ou non, en rapport avec ce qu'il lit:

"Nos vies ne sont perçues que sur les fragments épars d'un miroir brisé et même en s'efforçant longuement de reconstituer le puzzle qu'ils constituent, nous n'y parvenons jamais vraiment."

"Chacun reste toujours étranger à soi… "je" est, pour soi, définitivement un autre ."
Par Balpe - Publié dans : Marc Pérignon
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Samedi 5 janvier 2008
Dans le même temps qu'il écrivait des "fictions", marc Hodges posait sur le papier ses réflexions sur les écritures qu'il pratiquait. Ainsi, j'ai retrouvé dans un de ses carnets de notes, la page suivante qui me semble éclairante quant à sa réflexion sur la fiction et permet, par là même, de mieux pénétrer dans ses diverses propositions d'écriture.

Cette note est datée: Le Hourdel, 13 novembre 1987.

"La fiction s'est complètement dénaturée à travers le temps. Des médias comme le cinéma et, surtout, la télévision s'en étant emparés ont accentué son caractère de culture de masse. Comme les médias modernes, la fiction moderne obéit aux calculs d'audience. Cela est en partie dû aussi à la lourdeur de son dispositif de production et de mise en vente: il faut que le roman se vende et se vende en masse.

D'où un certain nombre de conséquences :

- le roman est devenu — même si ses écrivains ne s'en rendent pas compte — un objet manufacturé, plutôt même industrialisé et, pour cela, doit répondre à des impératifs industriels. Un des moindres n'étant pas la linéarité. Un début, une fin. Même si certains écrivains jouent plus ou moins habilement avec cela, il n'en reste pas moins qu'il y a une première et une dernière page, contrainte qui conditionne toute l'écriture des pages intermédiaires. Le temps du roman, est le plus souvent, calqué sur la structure du temps réel, l'histoire avance et ne revient que rarement en arrière. Il est ainsi impensable d'imaginer aujourd'hui produire un roman "immobile", c'est-à-dire qui se produirait sans aucune contrainte de temps.

- le roman est devenu massivement réaliste, c'est-à-dire qu'il prétend rendre compte du réel et qu'il est devenu très difficile d'imaginer une fiction qui ne voudrait pas jouer ce jeu, y compris dans des œuvres dites de "science-fiction" (elles prétendent rendre compte de notre réel futur). Un roman comme le roman d'Alexandre est aujourd'hui impensable et, si quelque auteur le tente, il ne sera pas publié et, s'il est par mégarde publié, il sera considéré comme une fable, c'est-à-dire une façon autre (psychanalytique…) de rendre compte du réel ou, et, de nos rapports au réel.

- une fiction doit donc présenter une certaine cohérence dans sa construction: il y a des personnages, pas trop pour ne pas "perdre" le lecteur, quelques lieux, une ou deux lignes d'action. Il est interdit de naviguer entre des lignes d'action différente, de commencer l'histoire de X, puis partir sur celle de Y, puis celle de W sans qu'il y ait entre elles une kigne directrice supérieure.

La conséquence de tout cela est que la fiction a envahi les médias de masse. Le cinéma d'abord mais, surtout la télévision pour laquelle se sont constituées de véritables usines à récits obéissant tous au même schéma. Ce qui est caractéristique d'une série étant la spécificité de son schéma propre.

Cette invasion massive de la fiction a introduit un rapport étrange au réel mettant sur le même plan le monde vrai et le monde imaginaire qui se présente comme vrai. Le téléspectateur moderne ne sait donc plus où il en est et perd tout esprit critique (cette affirmation est à creuser car elle me semble avoir des conséquences politiques considérables, expliquant notamment en grande partie le désengagement des citoyens contemporains — peut-on encore les appeler des citoyens ?)."

La note s'arrête là. J'ai fouillé ses papiers pour trouver une suite ou d'autres réflexions prolongeant celle-là. En vain…
Par Balpe - Publié dans : Marc Hodges
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Mercredi 28 novembre 2007
Dans sa période Marc Balma, Marc buvait beaucoup (du moins c'est ce qu'affirment les personnes qui l'ont alors connu) et il adorait  ironiser sur cette addiction notamment en envoyant à ses amis des images anciennes ou des cartes postales portant sur l'alcool. Celle ci-dessous a été envoyé à une certaine Germaine X… (je ne peux évidemment vous en donner les coordonnées) avec ces mots: félicitation pour votre grossesse, je suis très heureux pour vous.

Par Balpe - Publié dans : Marc Balma
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Lundi 27 août 2007
J'ai essayé de cerner la personnalité de Marc Hodges au travers d'Internet en utilisant un moteur de recherche spécialisé dans la recherche des personnes, et j'ai retrouvé un peu partout ses traces. Il aurait fallu que je cherche au travers de tous ses pseudonymes mais j'ai un peu manqué de courage. En tous cas, en voici quelques échantillons:

Marc Hodges
Marc Hodges
Marc Hodges
Marc Hodges
Marc Hodges
Marc Hodges
Marc Hodges
Marc Hodges
Marc Hodges

Marcus Hodges
Marcus Hodges
Marcus Hodges
Marcus Hodges
Marcus Hodges
Marcus Hodges

Le plus intéressant est peut-être que tous ces personnages plus ou moins réels soient retrouvés ici à travers leur simple nom et que les nombreux pseudonymes dont le Marc Hodges que j'ai connu s'est servi tout au long de son existence ouvrent sur de nombreuses autres pistes.

Par Balpe - Publié dans : Marc Hodges
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Samedi 28 juillet 2007
Marc Hodges a une approche très personnelle de la poésie, il estime en effet que ce mode d'écriture ne peut exister que dans une recherche attentive du niveau zéro du sens de façon à laisser, comme l'arome d'un bon vin, se développer la sensualité absolue que tout individu peut rencontrer dans un rapport à sa langue. Car il s'agit alors d'être dans l'absolu du langage, retrouver sa nature primitive et charnelle pour transmettre l'immédiateté des rapports sensibles au monde. Il dit que, pour cela, le poète, ou du moins celui qui désire s'engager dans une approche poétique de l'écriture, dispose de plusieurs moyens techniques qui ont été, ou non, et de façons différentes, explorés au long de l'histoire littéraire.

Marc Hodges classe ainsi plusieurs modalités techniques d'écriture:

- la technique de l'inconscient qui est une recherche de langue sous la langue, l'appui sur des anti-automatismes non contrôlés qui débarrassent la langue de sa tendance naturelle à l'appui sur des ensembles de locutions préfabriquées et rarement repensées. L'image est de cet ordre, davantage donc l'accumulation de l'image ou de l'ensensé, fatrasies, surréalismes, non-sens verses, etc. Les exemples ne manquent pas depuis "le parapluie et la machine à coudre sur une table de dissection" à "le scandale de la pluie abuse le soleil"…

- la technique des "surfaces": s'en tenir aux surfaces de la langue, à sa matérialité pure, travailler les sons, les rythmes, les dessins de la langue indépendamment de l'aspect signifiant que ces sons, rythmes, dessins peuvent représenter. Prendre le mot "mer" pour m+e+r, pour sa brièveté, ses associations sonores : mère, mare, mort, etc; "Et l'amour et la mer ont la mort pour partage"… Voie utilisée presque exclusivement par les écoles lettristes, spatialistes, sonores, etc. mais présente dans la plupart des jeux phonétiques de la poésie (rimes, rythmes, vers mesurés, etc.). Créer des langues imaginaires…

- la technique des "lieux communs": détruire le sens en accumulant les automatismes, faire de tout texte un amoncellement de banalités qui sont alors dynamitées par leurs évidences multiples, prendre des pages de l'annuaire du téléphone, faire des listes, des listes de listes, des collections de pseudo-sens dont la vacuité apparaît aussitôt amenant à faire ressortir ce que pourrait, devrait être la langue. Cette technique est une des plus utilisées dans la poésie contemporaine.

- laisser parler la langue seule, si possible sans intervention humaine visible: donner une place importante aux jeux du hasard, à l'aléatoire, aux rencontres fortuites… créer des "programmes" qui modélisant la langue la dynamitent de l'intérieur en laissant à des machines le soin de construire des "textes" qui, dans l'absence d'un auteur, sont par nature des anti-textes. Faire des machines de langue folles.

Il y a peut-être d'autres techniques encore et Marc Hodges prétend être à leur recherche. Il dit aussi qu'il n'y a aucune raison que chaque technique soit exclusive de toutes les autres, au contraire mais dès qu'elles sont recensées, elles deviennent partiellement obsolètes. Or, dit-il, ce qui l'intéresse, c'est d'aller plus loin, trouver des techniques d'abrasion luinguistique jusque là ignorées afin d'atteindre au cœur du bois, approcher d'une poésie sans cesse renouvelée.

Quoi qu'il en soit, comment comprendre les Poèmes de Marc Hodges à Gilberte sans prise en compte de cette approche théorique ?
Par Balpe - Publié dans : Marc Hodges
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Samedi 30 juin 2007

Dear Mr. Marc Hodges

I noticed that at some point yesterday you updated your registration of marchodges.com, which is all well and good considering you’re owned the domain since February 28th, 2002. And considering WHOIS tells me that you have the same name as me, it’s perfectly understandable why you’d own it. What I don’t understand is that after almost five years of owning it you haven’t put up a single page of content.

I have tried to email you on two separate occasions (28.12.06 and 18.01.07) in an effort to open a dialogue about the possibility of purchasing the domain from you, but you have not responded in either case. So I’m writing this open letter to ask you a two part question:

  • Are you willing to sell the domain (marchodges.com) to a fellow Marc Hodges?
  • If so, what is your asking price?

As you can see, my questions are totally reasonable and I am only looking to get an answer from you either way. I would feel better if you emailed me and told me that you didn’t want to sell it, which would put proper closure on the whole issue.

You may ask why I would like to buy it, well, I am looking to start an online portfolio site for my photography habit so that I may showcase my better photos as there has been some interest in my photos and I will be looking into the possibility of doing some commissioned work in the future. As you can see, I already have a presence on the internet with sevennine and at the time of this posting I’m the top result if you Google our name.

So I ask you to email me (you can use the contact form on my “about” page) and tell me your answer either way as I would like to put this matter to rest and not leave it unanswered.

Sincerely,

Marc Hodges

Par Balpe - Publié dans : Marc Pérignon
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Si j’ai choisi un ensemble de blogs, c’est d'une part que le temps y est encore plus déstructuré, chaque lecteur s’y promène suivant ses désirs du moment : le passé y est un présent possible et le présent, un futur passé; d'autre part qu'à l'image du réel et du psychologique elle se répand et se déforme dans l'espace virtuel de l'imaginaire. Défi pour un romancier qui, comme tous ceux de sa génération, s’est construit sur l’idéologie linéaire et téléologique du livre. L'image du blog des blogs est celle du labyrinthe.

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